Statistiques
Petit point statistique pour commencer. On peut dire que cette semaine a été comparable à la précédente avec une petite progression tout de même de l’ordre de quelques pourcents. Rien de spectaculaire à se mettre sous la dent cette fois-ci!
Une modification importante au niveau du moteur de recherche de ligoo a été effectuée. Celle-ci optimise largement le temps de recherche sur certains mots clés.
Rougeole
Pour finir, on va parler un peu de la Rougeole puisque c’est le thème récurrent ces temps. Pour faire le point sur cette maladie, voici quelques extraits de l’article wikipedia :
La rougeole (également appelée 1re maladie) est une infection éruptive aiguë. Elle atteint essentiellement les enfants à partir de l’âge de 5-6 mois, et elle est définitivement immunisante.
C’est un virus qui contient de l’ARN et dont l’unique réservoir est l’homme atteint de l’infection, même asymptomatique.
Le virus de la rougeole se transmet par les gouttelettes de toux en suspension dans l’air. Il peut également se propager par contact direct avec les sécrétions du nez ou de la gorge de personnes infectées. Le virus ainsi éjecté reste dangereux pendant au moins 30 min. Il survit peu de temps sur les objets et les surfaces.
La rougeole se caractérise par quatre phases.
La première phase correspond à une incubation silencieuse de dix jours après la contagion.
La seconde phase est appelée l’invasion
La troisième phase de la maladie est l’éruption .
Durant la quatrième et dernière phase l’éruption cutanée laisse, avant de s’effacer, une coloration brune tirant sur le cuivre, et fait place à une desquamation fine visible quelques jours. La fièvre disparaît, mais la convalescence durera encore une dizaine de jours pendant laquelle l’enfant toussera et sera encore fatigué.
Les complications de la rougeole peuvent être de quatre ordres : respiratoire, neurologique , digestif et oculaire. Une des complications neurologiques est l’encéphalite post-éruptive ou post-infectieuse . Elle est la plus fréquente et survient 3 à 10 jours après l’éruption. Elle n’est pas due à une multiplication du virus dans le cerveau, mais elle est probablement expliquée par un mécanisme auto-immune . Un mécanisme auto-immune apparaît lorsque les anticorps attaquent nos propres tissus vivants. On en voit un cas pour 1 000 rougeoles et sa mortalité est de 10% . Ce n’est donc pas une rareté. Elle est responsable d’un décès pour 10 000 cas de rougeole.
Le traitement curatif de la rougeole n’est pas spécifique à cette maladie. Le plus souvent, on donnera au patient de quoi soulager les différents symptômes, comme la toux, les démangeaisons ou la fièvre. En cas de surinfection bactérienne, un traitement antibiotique peut être administré. Cependant il n’existe à ce jour aucun traitement spécifique pour traiter cette infection virale.
Il est fortement recommandé de lire l’article de l’OFSP à l’adresse suivante: http://www.bag.admin.ch/themen/medizin/00682/00684/01087/index.html?lang=fr
Agent infectieux et transmission
La rougeole est une maladie infectieuse que l’on craint surtout en raison de ses complications et qui est causée par le virus de la rougeole. Cette maladie très contagieuse se transmet par la projection de gouttelettes lorsqu’une personne atteinte éternue ou tousse.
Prévention
L’Office fédéral de la santé publique recommande le vaccin antirougeoleux en association avec celui contre la rubéole et les oreillons. Deux doses sont recommandées à 12 mois et de 15 à 24 mois. Un rattrapage est possible à tout âge . La protection dure toute la vie chez la plupart des personnes ayant reçu le vaccin complet. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et ses Etats membres s’efforcent d’éradiquer la rougeole en Europe par une couverture vaccinale élevée chez les enfants
Nombre mensuel de cas de rougeole déclarés en Suisse (1.8.2006 – 17.3.2009).
D’un point de vue épidémiologique, voici l’extrait du rapport de l’OFSP:
Epidémie de rougeole: Etat à début mars 2009
La Suisse enregistre depuis 28 mois la plus importante épidémie de rougeole observée après l’introduction, en 1999, de la déclaration obligatoire de cette maladie. De début novembre 2006 au 3 mars 2009, 3577 cas ont été déclarés, correspondant à une incidence de 15 cas pour 100 000 habi-tants en 2007 et de 29/100 000 en 2008. En moyenne annuelle, 50 cas (< 1/100 000) avait été rappor-tés les années précédentes, à l’exception de 2003, autre année épidémique (612 cas).
Un premier pic épidémique a été atteint en août 2007 (171 cas), suivi par une diminution du nombre de cas jusqu’à la fin de l’année, puis par une augmentation abrupte dès janvier 2008, qui s’est pour-suivie jusqu’en mars (572 cas) [voir graphique]. Le nombre de nouveaux cas enregistrés depuis lors s’est inscrit à la baisse, jusqu’à un minimum de 10 cas en septembre 2008. D’octobre à février 2009, le nombre de cas déclarés a constamment augmenté, tout particulièrement dans le canton de Lucerne (49% du total des cas), où circule maintenant un nouveau virus de la rougeole (génotype D4, après 2 ans de circulation du virus D5). Ce nouveau virus était déjà commun depuis quelques années dans certains pays européens, notamment au Royaume-Uni.
Depuis le début de l’année 2009, 234 cas ont déjà été déclarés, dans 21 cantons, principalement ceux de Lucerne, Vaud, Argovie, Soleure et Berne [voir graphique]. Dès fin janvier 2009, une importante flambée de rougeole a sévi dans une école Rudolf Steiner, près de Lausanne. Une centaine de cas dans cette école ou en lien avec cette flambée ont été signalés par le médecin cantonal vaudois suite aux enquêtes d’entourage, alors que seuls 36 cas ont été déclarés à ce jour (certains malades ne consultent pas et ne sont donc pas à déclarer). La couverture vaccinale contre la rougeole des élèves de cette école était estimée à environ 30%, pour au moins une dose. Des mesures ont été prises par le médecin cantonal pour limiter le risque de transmission dans et hors de l’école (vaccination post-expositionnelle et, si une telle mesure n’était pas possible, éviction scolaire des enfants et adolescents exposés qui pourraient transmettre la rougeole).
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Depuis le début de l’épidémie à fin 2006, tous les cantons ont été touchés, mais avec une intensité très variable [voir carte]. Neuf cantons (LU, BL, ZH, AG, BE, SO, SG, GR et BS, par ordre décroissant du nombre de cas déclarés) ont enregistré au moins 100 cas chacun, représentant ensemble 80% du total. L’incidence était maximale dans le canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures (524 cas pour 100 000 habitants), suivi par Lucerne (263/100 000) et Bâle-Campagne (145/100 000). L’incidence cumulée depuis le début de l’épidémie était de 61 cas pour 100 000 habitants en Suisse allemande, contre 13/100 000 en Suisse latine, avec une couverture vaccinale (au moins une dose à deux ans) de 84,7% et 92,3% respectivement.
Sur l’ensemble de l’épidémie, 26% des patients avaient de 5 à 9 ans et 23% de 10 à 14 ans, alors que 18% des patients avaient 20 ans et plus, et que les patients de moins de 1 an étaient rares (3%). Au-tant d’hommes que de femmes ont été touchés. Parmi les 3157 (88%) patients pour lesquels le statut vaccinal est connu, 93% n’étaient pas vaccinés et 5% insuffisamment vaccinés (1 dose). Deux cent soixante hospitalisations, 147 pneumonies et 8 encéphalites ont été déclarées. Une jeune fille de 12 ans habitant en Haute-Savoie, précédemment en bonne santé, est décédée fin janvier 2009 d’une encéphalite rougeoleuse, à l’hôpital universitaire de Genève.
Enfin, voici l’extrait d’une émission sur la RSR
Pourquoi tous ces cas de rougeole ? Quels sont les risques ? Quelle est l’importance du vaccin ? On en parle avec Philippe Sudre , médecin cantonal genevois délégué pour les maladies transmissibles.